1. Historique des espèces

Carpe koi:

Le KOI, ou NISHIKIGOI n'est pas une carpe indigène du japon mais de chine, où il a été aperçu pour la première fois entrain de remonter les chutes du fleuve jaune, les écrit les plus anciens remontent à environ 500 ans avant JC, un des fils de CONFUCIUS « philosophe chinois » reçut un KOI des mains du roi SHOKO DE RO, c'est ainsi qu'il nomma son fils comme le poisson « MAGOI =carpe noire velours » car il symbolise la force et la puissance, c'était le seul poisson à pouvoir remonter les chutes de ce fleuve.

L'élevage de ce poisson était destiné à la consommation uniquement. Au moment des invasions de l'ASIE par les Chinois en l'an 200 après JC, la carpe KOI fut introduite au JAPON et fut élevée pour ses qualités de conservation et de résistance dans des eaux froides comme à l'extérieur de l'eau.

Au XVII siècles les riziculteurs des hauts plateaux de la région de NIIGATA, au nord ouest du JAPON, introduisirent des KOIS dans les bassins d'irrigation. Toujours pour les mêmes raisons, ces zones du JAPON sont des sentiers et montagnes difficiles d'accès. L'hiver faisait de cette région une zone sinistrée durant presque six mois de l'année, ce qui leur permettait de pouvoir manger jusqu' à la fin de l'hiver. Tous les paysans de la région se mirent à élever des KOI et cette région devint vite la région du NISHIKIGOI.

C'est au début du XIX siècle que fut découverte la première mutation de couleur qui donna des KOI rouges, des KOI blanches et des jaunes « KAWARIMONO » A l'issue de ces couleurs, ont vit apparaître plus tard les premières KOHAKU « KOI blanche avec des taches rouges », le croisement de ces dernières a permis de voir apparaître SANKE, SHOWA, UTZURIMONO, TANCHO, etc. A la fin du XIX siècle les premiers ASAGI, HI UTZURI, KI UTZURI, apparurent. Entre temps les KOIS firent leur apparition en EUROPE où une nouvelle variété de KOI naquit, les DOTSU « carpe cuir ». On profitait encore une fois de cet avantage pour l'art culinaire car ces poissons étaient plus faciles à écailler et la première SHUSUI « ASAGI DOTSU » fit sont apparition.

C'est lors d'une expo à TOKYO en 1914 que le maire d'un village décida d'envoyer une trentaine de NISHIKIGOI exposer pour concourir. Ce poisson remporta le deuxième prix, une dizaine fut offerte au fils de l'empereur.

En 1938 les premières KOI immigrèrent vers les AMERIQUES à l'arrivée de l'affrètement aérien , et de nombreuses autres variétés de KOI firent leur apparition comme les KOI voiles, KIN GINRIN, etc.

On vit apparaître des KOIS partout dans le monde. En ALLEMAGNE naquirent les KOI OGON ou « à reflet métal YELLOW, PLATINIUM, ORANGI OGON, BLACK KOI, « ARIWAKE ».

A présent les KOI se sont intégrées dans tous les élevages du monde et de nouveaux croisements apparaissent. Chaque pays a créé ses propres particularités, couleurs, formes et tailles cependant les plus belles KOI du monde restent bien celles provenant du JAPON et les plus réputées viennent de NIIGATA

Avec la mode, certains éleveurs vont jusqu' à créer des KOIS platines avec des tatouages de forme géométrique et de couleur fluorescente. Ce procédé reste très éphémère, onéreux, et pour ma part, honteux mais ceci ne regarde que moi. La nouveauté que l'on voit arriver vient de THAILLANDE où les KOIS arrivent blanches avec toutes les nageoires rouges, celles-ci restent naturelles.

Il y a 1800 ans quand les CHINOIS ont envahi l'ASIE, il ramenèrent en CHINE le carassin doré plus connu sous le nom de poisson rouge qu'ils découvrirent au JAPON. L'ironie de cette histoire est que les JAPONAIS se sont faits «les maîtres » des carpes KOIS appelées aussi poissons SAMOURAÏ et les chinois ont cultivé l'art du voile de chine. Les événements ont profité à tous.

Actuellement, de plus en plus de concours et d'expositions apparaissent en EUROPE.

Les plus vieilles carpes KOIS résident au JAPON et ont plus de 240ans. La plus grande carpe KOI mesure 1,54m pour presque 30 kg et la plus grosse fait environ 45 kg.

En EUROPE, des KOIS de 50 à 70 cm sont déjà de beaux spécimens. Une femelle peut pondre de 100 à 200 000 œufs par kg de poissons et pour les frais naturels il faut deux à trois mâles pour une femelle. Le mieux est deux femelles pour cinq mâles, ce qui évite les mauvaises surprises de stérilité, ceci étant fréquent chez les KOIS.

Poisson rouge:

Le poisson rouge ou cyprin doré (carassius auratus) est une forme domestique ornementale d'une carpe sauvage, le carassin argenté (genre carassius) que l'on rencontre dans les cours d'eaux au courant lent du sud de la chine. Personne ne sait avec certitude quand le processus de domestication a débuté, aussi faut-il se basé sur les anciennes représentations artistique et la littérature chinoise. En fonction de celle-ci, la domestication du poisson rouge est assez récente, par comparaison a celle des chiens, des chats et même des souris.

Les poissons ont souvent fait l'objet de représentation artistique en chine. Cependant, la nature surabondamment ornée des illustrations rend difficile l'identification des espèces de poisson. Des poissons colorés figurent sur des poteries datent d'environ 200 ans après J.C. La plupart des spécialistes admettent que le poisson rouge fut développé plus tard, vers le IX siècle après J.C. Un élevage sélectif produisit un certains nombre de mutation de couleur dès l'époque de la dynastie des Sung (environ 960-1279). L'intérêt augmentât sous la dynastie des Ming ( 1368-1643). C'est à cette époque que les premiers poissons rouges furent exportés au japon.

Il est probable que les premières mutations de couleurs chez le carassin argenté apparurent dans des élevages de poissons alimentaires. Pareilles nouveautés séduisirent sans doute alors les éleveurs. A partir de ce moment, on commença à tenter d'améliorer de telles couleurs.

A mesure que ces mutations devenaient plus stable, l'intérêt augmentait pour la recherche de meilleurs poissons, tant à des fins d'élevage que pour l'aspect esthétique de leurs couleurs. Un intérêt encore plus vif se manifesta lorsque des mutations des nageoires et des yeux apparurent.

On pense généralement qu'une bonne partie des modifications chez le poisson rouge furent observée des la fin de la dynastie des Ming. Le développement ultérieur des variétés passa alors de la chine vers le japon, lieu de naissance de la célèbre carpe Koi. Le poisson rouge se rependit dans de nombreux autres pays d'Extrême-Orient.

Comme les européens étaient alors en train de développer de solides liens commerciaux avec l'Orient, se ne fut plus qu'une question de temps avant que le poisson rouge n'atteignit l'Europe.

Les poissons rouges apparurent en Europe au cours du 18ème siècle et sur les côtes américaines et australienne au cours du siècle suivant.

A cette époque les poissons rouges étaient gardés dans des bassins. La passion d'élevage de poisson dans des aquariums domestique ne commença à se rependre qu'à la fin du 19ème siècle.

Il a une durée de vie moyenne 20 ans, voir 25ans dans de très bonnes conditions.

Il peut faire jusqu'à 35cm maximum dans les grands espaces et 25 cm en moyenne

Esturgeon:

Place de l'esturgeon dans l'histoire
Apparition au Dévonien (ère primaire).
Abondance à l'ère secondaire.

L'âge d'or de l'esturgeon
L'esturgeon européen est un poisson autochtone de l'Europe de l'Ouest.
Son aire de répartition s'étendait autrefois de la mer Baltique à la mer Noire, en passant par les côtes d'Afrique du Nord, l'Adriatique, la Péninsule Ibérique et les Iles Britanniques.
Il fréquentait encore au XIXème siècle tous les fleuves et grandes rivières de France : la Garonne, la Dordogne, le Rhône, la Loire, l'Adour, la Seine, la Moselle, la Meuse, la Somme et le Rhin, remontant parfois très en amont de certains bassins versants, jusqu'à Metz sur la Moselle et jusqu'à Dôle sur le Doubs.
L'esturgeon colonisait ainsi toutes les mers, des régions subpolaires à la zone méditerranéenne.
Ceci indique que cette espèce possède une grande capacité d'adaptation vis à vis des conditions environnementales

La régression
Acipenser sturio a subi une "foudroyante" régression entre 1920 et 1960.
En Europe occidentale, à partir des années 1950, on ne le trouve plus que dans le bassin de la Gironde et dans le Guadalquivir.
Il a peut-être survécu dans certains bassins de la mer Noire parmi d'autres espèces d'esturgeons.
A la fin des années 1960, il ne représente que 0,02% de la population totale des Acipenseridae en Roumanie.

De nos jours
La régression de l'espèce s'est poursuivie, notamment avec la disparition totale de l'esturgeon sur la péninsule ibérique depuis 1983.
Des informations récentes semblent cependant indiquer la subsistance de quelques individus dans cette région : des esturgeons ont été observés en 1992 et en 1995 dans le Golfe de Cadiz et le Guadalquivir.

 

Tanche de mongolie:

La Tinca tinca Linné découvert en 1758 est un Cyprinidé.

Native de l'Eurasie : toute l'Europe septentrionale (y compris la Grande-Bretagne) jusqu'à l'Oural.
Elle a été introduite dans tous les continents :
- Afrique : Maroc, Zimbabwe, Afrique du Sud ;
- Amérique : USA, Canada et Chili ;
- Asie : Inde, Indonésie et Japon ;
- Australie et Nouvelle-Zélande ;
- et bien sûr dans le reste de l'Europe (sauf l'Écosse, les pays scandinaves, le sud des Balkans).
Présente dans toute la France et la Belgique.
Elle a été introduite au Québec dans les années 1980
Autres noms communs et locaux : beurotte, tanco, tenque, tinche, tenco, tenca, tenque, tiche, tinche, tinco, tinque. Le corps est trapu, le dos jaune-orange, les flancs plus clairs ont des reflets cuivrés, le ventre est blanc-jaune. Un petit barbillon est disposé de chaque côté de la bouche. Les écailles, profondément incrustées dans l'épiderme, sont petites : 95 à 110 le long de la ligne latérale.

Les nageoires sont arrondies, chez les mâles les nageoires pelviennes plus longues ont un deuxième rayon plus épais. Chez les femelles les pelviennes n'atteignent pas l'orifice uro-génital.
Taille : de 20 à 65 cm Poids : 200/400 grammes jusqu'à 4 kg.

2. Sélection du poisson et génétique

Carpe koi:

La carpe koï se vend dès la plus petite taille, on peut la trouver selon différentes catégories. Cela dépend de la provenance des géniteurs, on peut aussi parler de grade B, A, AA… Les plus belles espèces sont d'origines japonaises. Les critères de sélections sont très strictes, le poisson doit avoir une ligne parfaite, des couleurs vive, des tâches de couleur qui sont bien distincte, les écailles bien alignées. En France on trouve principalement de la B et de la A, car les français n'ose pas encore dépenser beaucoup d'argent dans des poissons cependant il existe des passionnés qui veulent uniquement de la koï de haute qualité. Certains magasins spécialisés dans le poissons d'ornement on un large choix de koï, allant de la grade B au koï japonaise SHQ (super haute qualité, qui servent parfois d'exposition). Chez la koï il existe un très grand nombre de sous espèce tel que les kohaku, tancho, shusui, ki-utsuri,… et dans ces sous espèces il existe encore des espèces differentes tel que le kohaku nidan, tancho-kohaku, kohaku dotsu…

Poisson rouge:

Le poisson rouge est un modification génétique du carassin. La famille du carassin à donnée de nombreuses espèces tel que les shubunkins, les sarasas, les poissons jaunes, les voiles de chine (tête de lyon, téléscope,…) le poisson rouge prend sa couleur vers l'âge 1an ou alors dans des eaux tempéré et avec une nourriture riche en vitamine. Toutes sortes de variétés colorées sont apparues, de même que des mutations plus importantes au niveau de la forme du corps, très recherchées chez ces poissons ornementaux.

Après plusieurs croisements et sélections, de nouvelles variétés ont été créées, comme l'oranda, le comète, le télescope, le tête de lion, l'uranoscope… Dans ces cas, les couleurs mais aussi la morphologie des poissons ont été considérablement modifiées par mutations progressives. Les poissons peuvent avoir un corps plus rond, une queue double voire triple, des excroissances sur la tête, une nageoire dorsale plus haute, voire absente…

Esturgeon:

Il existe 24 espèces d'esturgeons sur la planète. L'aire de répartition des Acipenséridés (la famille des esturgeons) couvre l'ensemble de l'hémisphère nord. On dénombre 4 espèces sur le Bassin Atlantique, 8 sur le Bassin Pacifique, 1 sur la Façade Arctique , 9 sur les bassins de la Mediterranée, de la Mer Noire, de la Mer Caspienne et de la Mer d'Aral et 2 dans le centre de l'Amérique du Nord.
Les connaissances sur les Acipenséridés sont variables selon les espèces. Ces poissons sont en général assez mal connus. Les connaissances sont relativement développées sur les populations qui font l'objet d'une exploitation commmerciale ou sur les espèces qui sont élevèes en pisciculture. Pour d'autres espèces dont certaines ont pratiquement disparu, le savoir sur leur biologie est pratiquement nul. L'esturgeon est une espèce à forte longévité. Certains individus capturés dans le Fraser avaient dépassé l'âge de 100 ans. L'âge à la maturité varie selon le lieu et le sexe, et peut osciller entre 14 ans, chez les mâles du cours inférieur du Fraser, et plus de 30 ans, chez les mâles des régions situées plus au nord. Bien que ce poisson survive en général à la fraye, de nombreuses années peuvent s'écouler avant qu'il se reproduise de nouveau. Souvent sédentaire ou peu enclin à se déplacer, l'esturgeon blanc doit quand même, dans certaines régions, parcourir de longues distances entre les divers types d'habitat qui lui sont nécessaires pour compléter son cycle biologique. Ce poisson se nourrit de divers organismes allant des invertébrés benthiques, comme l'écrevisse, les crevettes et les bivalves, aux poissons, comme la lamproie, le saumon et l'éperlan.

3. Reproduction des espèces et tarifs

Poisson rouge:

La reproduction des poissons rouges est facile et obtenue spontanément dans des gros bacs ou en bassin. Alternativement, la mise en place d'un bac de reproduction de bon volume peut donner d'assez bons résultats.
Quelques années (en moyenne, deux ou trois) sont nécessaires avant d'atteindre la pleine maturité sexuelle (n'oublions pas que le poisson rouge peut facilement atteindre 15 ou 20 ans).
Le mâle développe pendant une courte période (mai- juillet) quelques "points de noce" à l'arrière de la tête et parfois sur les nageoires pectorales. La femelle, elle, en période de frai, a un abdomen arrondi. Notez que l'on a cependant occasionnellement vu des points de noces ... chez des femelles !

Si les conditions sont bonnes - une eau tiède, autour de 20°C, le mâle va alors se mettre à pourchasser les femelles, de l'aube jusqu'au début d'après-midi. La femelle relâchera pendant ce temps plusieurs salves d'oeufs gluants (entre 500 et quelques milliers) - qui adhérent aux pierres ou aux plantes. Installer préalablement un bac de reproduction : aquarium d'une centaine de litres, filtre-éponge pour ne pas aspirer le frai, nombreuses herbes aquatiques de type Elodea et plantes à feuilles fines, eau assez fraîche entre 18°C et 20°C. Placer un mâle pour deux femelles dans l'après-midi précédant le frai, qui a généralement lieu au petit matin et durant la matinée. Retirer les poissons sitôt le frai terminé pour ne pas qu'ils commencent à s'attaquer aux oeufs.

Les oeufs sont pondus par salves, généralement au petit matin et immédiatement fécondés par le mâle. Les oeufs viables sont les plus transparents, les autres, blanchâtres, ne donneront rien et seront sans doute sujets aux champignons : retirez-les si possible pour ne pas risquer de contaminer les oeufs fertiles.

Les oeufs éclosent 3 à 5 jours plus tard. Les alevins ne seront pas nourris dans les premières 48-72 h car ils ont leur propre réserve sous la forme d'un petit sac. Ensuite, ils seront nourris avec de la nourriture spéciale alevin, du jaune d'oeuf émietté et des nauplies d'artémias. Très vite (2-3 semaines), on pourra cependant passer à des flocons émiettés très finement. Eviter tout remous ou courant fort.

La tanche:

Sa période de reproduction s'étend de mai à juillet, dans les eaux calmes et peu profondes. La femelle pond entre 300000 et 800000 œufs de couleur verte et collants.

Ces œufs adhèrent aux végétaux en eau peu profonde et incubent pendant 3 à 4 jours. Chez les mâles, le deuxième rayon de la nageoire pelvienne est plus épais que chez la femelle. En reproduction artificielle, la tanche peut être hybridée avec la carpe et le rotengle. En 2008 il y a 900 tonne de production. Son prix est de 2940 $ la tonne

La KOI:

Pour la reproduction, on peut utiliser de jeunes mâles de deux ans mais les femelles doivent avoir au moins trois ans. Si vous en avez envie, il est préférable de séparer les Koïs mâles des Koïs femelles et de les garder isolément en divisant le bassin en deux ou en utilisant deux bassins différents. Quand on les regarde d'en haut, les mâles de trois ans sont beaucoup plus sveltes que les femelles du même âge. Au printemps, avant le frai, les femelles sont plus grosses et dilatées par les oeufs.

Si vous désirez de grandes quantités de poissons, il faut isoler la femelle et la nourrir abondamment aussitôt qu'elle se remet à manger, au printemps. Offrez-lui en particulier des crevettes, des palourdes et des granulés pour Koïs, plusieurs fois par jour. Placez la dans le bassin où le frai doit avoir lieu. Elle aura besoin d'un support pour y déposer sa ponte. On utilise depuis 100 ans de la mousse espagnole pour le frai des poissons.

Dans le cas contraire, composez des bouquets avec des tiges tendres d'arbres à feuilles persistantes, en coupant les extrémités souples des pousses printanières. Liez-les en une botte aussi grande que l'étang puisse contenir. Un bouquet de 90 centimètres de diamètre est certainement suffisant pour chaque femelle. Il faudra lester la botte. On utilise des ancres dans ce but. Il arrive qu'elles se détachent et la botte flotte à la surface.

L'idéal est de disposer d'un bassin pour le frai et l'élevage de jeunes dans lequel on place la femelle et le matériel de frai. Les mâles peuvent être sélectionnés quand ils présentent des tubercules nuptiaux visibles sur leurs nageoires pectorales. Parfois, ces tubercules apparaissent aussi sur d'autres parties de leur corps, mais ils sont plus apparents sur les nageoires pectorales. On met deux ou trois mâles en présence d'une femelle rebondie. Le frai se produit généralement dans les 24 heures, souvent tôt le matin. Au moment où les mâles sont introduits auprès de la femelle, une résistance chauffante capable de faire monter lentement la température de l'eau de quelques degrés accélérera considérablement le processus.

Quand le frai a eu lieu, il faut retirer les poissons du bassin. Les alevins doivent être élevés loin de leurs parents, afin de garantir un grand nombre de jeunes poissons. L'éclosion prend jusqu'à une semaine si l'eau est froide, mais elle peut ne demander que 72 heures si l'eau est chaude.

Aussitôt que vous remarquez une activité de frai dans le bassin, essayez de vous procurer des daphnies ou d'autres petits crustacés pour nourrir les alevins qui se développent. Comme les oeufs commencent habituellement à éclore entre le quatrième et le septième jour et que les alevins ont besoin de quelques jours supplémentaires pour absorber leur sac vitellin avant de commencer à nager librement et de se mettre à la recherche de nourriture, vous pouvez établir un plan pour collecter, faire éclore ou acheter quelques daphnies vivantes. Deux semaines d'alimentation à base de daphnies vivantes devraient suffire pour amener les jeunes au stade de la nourriture sèche en poudre. Contentez-vous d'écraser les granulés flottants avec lesquels vous nourrissez les adultes; offrez en même temps des granulés entiers et réduits en poudre. Vous devriez bientôt apercevoir de petits Koïs s'élançant d'une cachette à une autre. Rendus audacieux par l'aspect de la nourriture, il se précipite même parfois pour tenter de plaisir un gros morceau. Si vous n'offrez pas de daphnies et si votre bassin n'est pas d'une propreté immaculée, vous constaterez pourtant que quelques alevins parviendront à survivre et arriveront très rapidement à l'âge adulte.

La Koï ne se vend pas au kilo mais à l'unité, sa valeur varie en fonction de sa provenance, de sa taille, de son âge et du grade auquel elle appartient. Une Koï de 25cm en MIDORIGOÏ coute plusieurs milliers d'euro alors qu'une Koï B en 25cm coute environ 20€, toute la différence entre ces 2 poissons est sur le grade et la provenance.

L'îde mélanote:

La ponte se déroule au printemps, entre avril et juin. La femelle libère ses œufs (42 000 à 260 000) dans des eaux peu profondes à fond graveleux et sableux riche en végétation. Les oeufs adhèrent aux graviers et aux pierres. L'îde mélanote coute environ 8€ le poisson de 15cm pour un particulier.

4. Règlementation sur l'importation, la détention et la revente.

Pour les poissons, la France a émis le 10 Juillet 1976, avec décrêt d'application au 25 Novembre 1977, une loi (n° 76-629) instituant le Certificat de Capacité Professionnelle.

C'est une obligation pour les responsables d'établissements présentant des animaux vivants de la faune locale ou étrangère.

Le Certificat de capacité est une condition pour l'ouverture des nouveaux établissements de vente, ou pour le maintien des établissements existants.

Depuis Janvier 1999, suite à la réforme de l'Etat et à la décentralisation des décisions administratives individuelles, le Certificat de Capacité est délivré par le Préfet du département de domicile après avis de la Commission Départementale des sites, perspectives et paysages.

Pour ce qui est du commerce des ces espèces, il en découle 3 points importants:

Obligation de déclaration des établissements de vente, avec demande d'autorisation d'ouverture auprès de la dite Commission des Sites

Présence d'au moins une personne titulaire du certificat de capacité, en contact avec les animaux correspondant à son Certificat

Mise en place et utilisation d'installations conformes aux règles sanitaires et de protection des animaux (taille des cages, nourriture adéquat, ...)

La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES selon l'acronyme anglo-saxon) est un accord intergouvernemental signé le 3mars1973 à Washington. Elle est connue aussi sous le nom de «Convention de Washington».

Son objectif est de garantir que le commerce international des espèces inscrites dans ses annexes, ainsi que des parties et produits qui en sont issus, ne nuit pas à la conservation de la biodiversité et repose sur une utilisation durable des espèces sauvages. À cette fin, la CITES fixe un cadre juridique et une série de procédures pour faire en sorte que les espèces sauvages faisant l'objet d'un commerce international ne soient pas surexploitées.

Le Secrétariat de la CITES, administré par le Programme des Nations unies pour l'environnement, est basé à Genève. En avril 2009, le nombre d'États parties à la Convention s'élève à 175. La convention est applicable aux États-Unis depuis le 14janvier1974 (1er pays dans l'ordre chronologique), en France depuis le 11 mai 1978 et en Belgique depuis le 3octobre1983.

Les quelque 34000 espèces animales et végétales concernées sont réparties dans 3 Annexes I, II et III en fonction de la gravité du risque que leur fait courir le commerce international. La CITES vise à maîtriser ce risque en limitant les mouvements internationaux, qu'ils soient commerciaux ou pas, aux seuls spécimens accompagnés de permis/certificats prouvant que leur prélèvement est légal et compatible avec la pérennité de l'espèce concernée. Les documents CITES représentent donc une sorte de certification, de garantie d'utilisation durable. Leur authenticité, leur recevabilité et leur adéquation avec les spécimens qu'ils accompagnent sont contrôlées par les douanes en frontière.

Les États membres de l'Union européenne n'appliquent pas la CITES en tant que telle, mais des règlements communautaires qui harmonisent et renforcent l'application de la Convention sur le territoire UE. Toutes les espèces inscrites à la CITES, ainsi que d'autres espèces que la Communauté protège sur son territoire ou dont elle souhaite maîtriser les flux, sont inscrites dans 4 annexes UE A, B, C et D:

- L'annexe A correspond à l'Annexe I de la CITES (espèces menacées d'extinction), à laquelle s'ajoutent certaines espèces auxquelles l'UE souhaite conférer un statut de protection plus élevé.

- L'annexe B correspond aux espèces de l'Annexe II de la CITES (espèces qui pourraient inscrites à l'annexe A, à quelques espèces de l'Annexe III CITES et à certaines espèces "non CITES" constituant des menaces écologiques (espèces dites envahissantes)

- L'annexe C correspond au reste de l'Annexe III CITES (espèces qu'un pays protège sur son territoire et pour lesquelles il souhaite la collaboration des autres Etats pour détecter les exportations illégales)

- L'annexe D est constituée d'espèces qui ne pas inscrites à la CITES, mais dont l'UE considère que les volumes d'importation justifient une surveillance.

Concernant les annexes A, B ou C, la réglementation s'applique à l'animal ou à la plante, vivants ou morts, entiers ou pas, ainsi qu'à tous les produits ou objets qui en sont dérivés, sauf si une annotation spécifique restreint son champ d'application. Concernant l'annexe D, la réglementation s'applique uniquement:

aux animaux vivants ou morts et entiers, sauf annotation précisant quels spécimens sont également concernés;

aux plantes vivantes, sauf annotation précisant quels spécimens sont également concernés.

L'utilisation commerciale des spécimens de l'annexe A est interdite, sauf dérogation prenant la forme d'un certificat intra-communautaire délivré au cas par cas. De même, le transport d'animaux vivants de l'annexe A requiert l'obtention préalable d'un certificat.

En France, les permis et certificats sont délivrés depuis 2001 par les Directions Régionales de l'Environnement (DIREN).

5. Principales maladies des poissons

Les maladies des poissons d'ornements d'eau froide sont communes à ces espèces.

Voici un tableau récapitulatif des principales maladies:

SYMPTOMES

maladie(s) possible(s)

(1) gonflement de l'abdomen, écailles hérissées.
(2) perte de couleurs, apathie, perte d'appétit, troubles respiratoires, ulcère, le poisson atteint s'isole du groupe.

hydropisie

(1) gonflement de l'œil, très saillant.
(2) perte de couleurs, ulcère, apathie, perte d'appétit,, le poisson atteint s'isole du reste du groupe.

exophtalmie

(1) érosion graduelle des nageoires (souvent la nageoire caudale), qui apparaissent comme "mangées", déchirées. Elles prennent parfois un aspect opaque ou blanchâtre à l'extrémité.
(2) perte de couleurs et d'appétit, ulcères, apathie, le poisson atteint s'isole du groupe.

pourriture des nageoires
(columnariose)

(1) érosion de la bouche, recouverte d'une masse blanchâtre.
(2) perte de couleurs et d'appétit, ulcères, apathie, le poisson atteint s'isole du groupe.

érosion de la bouche
(columnariose)

(1) la surface de l'oeil se recouvre d'une ou plusieurs touffes cotonneuses blanchâtres et apparaissant en relief.
(2) oeil gonflé, perte de couleurs, apathie, perte d'appétit.

exophtalmie fongique

(1) apparition d'une multitude de points blancs (environ 1mm) de la taille de de grains de sel ou de sucre apparaissant d'abord sur les écailles puis un peu partout.
(2) problèmes respiratoires en cas d'infestation lourde (atteinte des branchies), le poisson reste juste sous la surface; hyper-sécrétion de mucus; le poisson se frotte parfois au décor. Le poisson atteint s'isole du reste du groupe.

point blancs
(ichthyophthiriose)

(1) apparition d'une multitude de minuscules point jaunes ou dorés sous un éclairage normal ou fort (mais presque verdâtres si l'éclairage est faible). Les points, de 0.10 à 0.25 mm sont beaucoup plus petits et serrés que pour la maladie des points blancs décrite ci-dessus : cela donne à la peau du poisson l'apparence du velours.
(2) problèmes respiratoires, mouvement des branchies accéléré, rougeurs et irritations; le poisson se frotte parfois au décor et montre parfois un caractère craintif inhabituel, hyper-sécrétion de mucus.

maladie du velours
(oodiniose)

(1) développement de touffes filamenteuses ou cotonneuses blanchâtres ou grisâtres.
(2) parfois : perte de couleurs, apathie, perte d'appétit, frottements contre le décor.

champignons
(saprolegniose)

(1) petits parasites visibles de 0.5 à 1.5 mm de long (taille de la femelle, seule visible) et envahissant la peau et les branchies.
(2) frottements contre le décor, apathie et perte d'appétit; problèmes respiratoires et même suffocation si les branchies sont infectées.

vers-ancre

(1) ces vers parasites ne sont pas directement observables à l'oeil nu. Les poissons atteints de vers de la peau gyrodactylus se frottent contre le décor et semblent vouloir échapper à un prédateur invisible. Les poissons atteints de la variété branchiale ont eux des difficultés à respirer (mouvement saccadé des opercules, grandes ouvertes);
(2) poissons très infestés : parfois hyper-sécrétion de mucus, saignement des branchies, comportement craintif ou léthargique.

Remarque importante : la présence d'ammoniaque ou de nitrites ou bien un manque d'oxygène peuvent provoquer des symptômes similaires. Veuillez préalablement vérifier vos paramètres (ammoniaque et nitrites). Cette maladie nécessite l'observation d'un échantillon au microscope pour être diagnostiquée avec certitude.

vers parasites branchiaux/ vers de la peau

(1) la peau devient laiteuse, recouverte d'un voile opaque blanchâtre à grisâtre.
(2) frottements contre le décor, respiration saccadée, hyper-sécrétion de mucus, rougeurs, léthargie.

costia
(Ichthyobodo)

(1) incapacité du poisson à se maintenir entre deux eaux : le poisson reste soit prostré sur le fond, littéralement incapable de remonter ou - beaucoup plus fréquemment - flotte à la surface, dans l'impossibilité de replonger. Sa nage peut alors être plus ou moins erratique.
(2) Parfois : le poisson nage à l'envers et paraît incapable de contrôler sa direction.

troubles de la vessie natatoire

(1) nageoires anormalement veinées de rouges (vaisseaux sanguins), hémorragies.

infection bactérienne
problèmes nutritionnels

(a) plusieurs poissons sont léthargiques, se nourrissent peu ou même pas du tout. Ils ont un comportement craintif et reposent constamment sur le gravier les nageoires recroquevillées ou bien alors aspirent constamment l'air en surface.
Autres symptômes communs : apparition de taches noires sur la peau des poissons, nageoires veinées de rouge, perte de couleurs des poissons, branchies rouges vif avec possible saignement et difficultés de respiration (mouvement saccadé des branchies).

(b) mort simultanée et inexpliquée de plusieurs poissons ou comportement inhabituel de plusieurs poissons à la fois;

(c) les poissons se frottent au décor, semblent nerveux, cherchent à sauter de l'eau ou à échapper à un prédateur invisible :

(d) léthargie et perte de poids importante, prise de nourriture faible, mortalité chronique; parfois aussi, excréments blanchâtres ou transparents formant un long fil, sortant de l'anus et y restant collés longtemps; constipation.

empoisonnement dû à l'ammoniaque

hypoxie
(manque d'oxygène)

parasitose